L'entrepreneuriat rend-il heureux ?

Une question en vogue !

La question est très actuelle, à l'heure où de plus en plus de d'entreprises adoptent (et adaptent parfois) un certain modèle américain.

Ce n'est pas vraiment un business model dont il s'agit, mais plutôt une philosophie, une approche du travail très en rupture avec le modèle français.

Alors que l'entrepreneur français va plutôt vouloir mettre toutes les chances de son côté AVANT de lancer son activité économique (monter un business-plan, se faire connaître, cf. http://groupe-entrepreneurs.com/post/2011/12/08/Faire-connaitre-et-promouvoir-son-activit%C3%A9-et-ses-produits-sur-la-Toile, intégrer un réseau d'affaire cf http://groupe-entrepreneurs.com/post/2011/05/21/R%C3%A9seaux-professionnels-et-networking), le business man d'outre-atlantique va plutôt monter son entreprise d'abord, et voir comment ça fonctionne au fil de l'eau.

C'est évidemment une caricature, mais il n'empêche que la culture et le système économique français n'incitent ni à la prise de risque, ni à la prise de plaisir dans l'entrepreneuriat : le travail est de toute façon un concept ancré dans une profonde et ancestrale signification de souffrance. En France, on ne travaille pas pour s'amuser. Et la question de l'argent est taboue.

Le modèle américain de l'entreprise a le vent en poupe depuis l'avènement des GAFAM (Google Apple Facebook Amazon). En effet, ces sociétés ont toutes commencé avec les moyens du bord, en mode DIY (Do It Yourself), dans un garage ou une chambre d'université, et brassent aujourd'hui des millions de dollars de chiffres d'affaires.

Et ces sociétés, non contentes de symboliser à elles seules la notion de "mondialisation de l'économie", à un point tel qu'on pourrait presque les qualifier d'apatrides (ou résidant dans le cyberespace), vendent non seulement leurs produits et services partout dans le monde, mais également leur savoir-faire en matière d'entrepreneuriat !

Combien de créateurs de petite entreprise ont lu ou lisent les ouvrages de Steve Jobs - pour ne citer que lui - , qui a été le porte-parole d'Apple ? On peut lire ses citations un peu partout, qui sont autant de sources d'inspiration pour nombre d'entrepreneurs.

Le modèle Start-Up

Dans le secteur des nouvelles technologies tout d'abord puis dans celui de la vente de services ou de biens (commerce), il existe aujourd'hui une imprégnation forte de la culture entrepreneuriale américaine. C'est celle des start-up, ces petites entreprises qui partent avec très peu de moyens. Le concept maître est de tout faire pour connaître une croissance rapide, afin de pouvoir pérenniser l'activité au bout de 3 ans. Il s'agit donc d'être très pragmatique, et de ne pas se poser 1 000 questions avant de vendre. Il faut "aller au charbon" pour reprendre une expression bien française.

Le bonheur est-il dans la start-up ?

Puisqu'il est question, dans cet environnement très particulier (beaucoup d'américains créent leur entreprise pratiquement du jour au lendemain, testent le marché (et eux-même) et échouent... Mais l'échec n'est pas tabou ou synonyme de honte aux USA comme en France), de faire face au métier (parfois dans un écosystème mal défini ou très changeant) au quotidien, il est évident qu'il faut pouvoir s'adapter. Or cela requiert un certain savoir-être et savoir-faire.

Pour cela, des nouvelles fonctions ont vu le jour dans ces entreprises soumises à de multiples pressions. Des postes comme Chief Happiness Officer ou Customer Happiness Manager commencent à fleurir dans ce type de structure. Il est alors question de bien-être au travail, d'épanouissement des salariés, des prestataires (travailleurs indépendants) et même des clients.

C'est un sujet qui nous tient à cœur sur groupe-entrepreneurs, et nous aurons l'occasion d'y revenir prochainement. Qu'il s'agisse du bien-être du salarié ou de l'entrepreneur, on parle bien d'indicateur-clé.

Start-up ou entreprise traditionnelle ?

En attendant, pour répondre à la question L'entrepreneuriat rend-il heureux ?, nous vous informons d'une conférence gratuite très bientôt.Pour vous y inscrire, il suffit de réserver auprès d'Alexandra MOULIN HUET
Conseillère territoriale, Pays du Vignoble et Pays d'Ancenis.Agence de Clisson : téléphone 02 51 71 52 70.

La conférence sera animée par Mr OLIVIER TORRES, Professeur d'Université à Montpellier (MRM Managementet) Président de l'association AMAROK.

L'observatoire Amarok, 1er observatoire de la santé du Dirigeant d'entreprise, est une association s'intéressant à la santé physique et mentale des travailleurs non-salariés : dirigeants de PME, commerçants indépendants, professions libérales, artisans... Créé en 2009, Amarok fédère aujourd'hui une quinzaine de chercheurs qui étudient les liens entre la santé de la petite entreprise et celle de son dirigeant.

http://www.observatoire-amarok.net/fr

Un cocktail dinatoire sera servi à l'issue de la conférence.